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Les comparaisons et évaluations de produits en ligne

lidia| 29 janvier 2007 6:07

Sur ClientAuCoeur.com, j’insiste sur l’intérêt de l’évaluation de produits car elle apporte beaucoup à notre concept centré-client : elle permet une approche collaborative des achats en ligne basée sur la mutualisation du merchandising de produits et la transparence. Comme vous pourrez le découvrir dans les articles suivants, il ne faut pas craindre de challenger ses propres produits, car c’est tout bénéfice pour vous.

Comme l’article est un poids lourd, je vous propose de le lire en 4 petits articles digestes :

1- Gagnez-vous à être évalués par vos clients ?

2- La fonctionnalité “Evaluation de produits” est très utile en e-Commerce

3- Il est conseillé d’encourager vos clients à noter vos produits

4- Logiciels & moteurs d’évaluation produits

N’hésitez-pas à réagir, à me faire connaître votre expérience ou à poser des questions… Toute contribution est la bienvenue.

Logiciels & moteurs d’évaluation produits

lidia| 28 janvier 2007 18:30

Tenir compte des commentaires de ses clients pour concevoir ses produits et son e-merchandising

Si vous publiez ces commentaires et que vous en tenez compte dans la conception de vos prochains produits, ces derniers n’en seront que plus adaptés à la demande. Ils vous feront donc gagner du temps et de l’argent et vous permettront de fidéliser vos clients.
Rectifier l’agencement de vos produits sur le site en tenant compte des commentaires, corriger d’éventuels problèmes de livraison, de fabrication ou d’emballage, bref ce sont des possibilités pour améliorer vos produits et services et donc l’expérience client.

Les outils à disposition

Je vous rassure, il n’est pas très difficile de mettre en œuvre ce type de service pour les clients. Des logiciels existent, certains chez des outsourceurs, comme Bazaarvoice, PowerReviews et Criteo.

Leurs applications sont hébergées et permettent aux entreprises du mid-market d’en bénéficier sans se lancer dans des investissements lourds et coûteux.
Bazaarvoice et PowerReviews incluent dans leurs logiciels une fonctionnalité jouant comme filtre bloquant les commentaires d’utilisateurs indélicats (expressions ou mots interdits) avec la possibilité d’identifier des visiteurs qui ont tendance à ne publier que des commentaires négatifs.

Criteo est un moteur d’analyse prédictive en temps réel qui propose aux gros sites de mettre en avant des recommandations personnalisées en fonction du profil de l’internaute potentiellement acheteur. Il se base sur des analyses de comportement d’achats passés et d’évaluation de produits. Un algorithme compliqué qui permet une approche collaborative des achats en ligne, dans l’esprit du Web 2.0 et du one-to-one intentionnel.

Sur ClientAuCoeur, je ne peux que conseiller ce type d’applications car elles correspondent à une action commerciale centrée client et collaborative, première étape vers la cocréation.

Fin de cet article sur les comparatifs & évaluations de produits en ligne.

L’introduction

L’expérience utilisateurs implique aussi la sécurité

lidia| 6 janvier 2007 10:21

WordPress, l'outil utilise sur ClientauCoeur

La plupart des sites Web mettant à disposition un espace privatif proposent aux visiteurs de se connecter en s’identifiant à l’aide d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe. Ils associent à ce service d’identification, celui « se souvenir de moi » qui permet d’éviter à l’utilisateur d’avoir à retaper ou à se souvenir de son identifiant, à l’instar des navigateurs comme Firefox ou Internet Explorer. Toutefois, avec l’usage d’une informatique multi-machines (plusieurs postes de travail), cette fonctionnalité a des conséquences sur la vie privée et la sécurité.

Les créateurs de sites Web devraient tenir compte du besoin de sécurité et d’ergonomie des visiteurs, lors d’une nouvelle visite sur le site, en leur fournissant une information de meilleure qualité.

Pour cela, il faut une fonctionnalité « se souvenir de moi » qui soit bien renseignée avec un juste équilibre entre sécurité et facilité d’utilisation. Le bénéfice à tirer de cet effort n’est pas uniquement la fidélisation de clients satisfaits par une bonne expérience utilisateurs. Mais également, une baisse des coûts du centre de contact, car le nombre d’utilisateurs catastrophés, parce qu’ils auront oublié leur identifiant, aura baissé. Grâce à des utilisateurs mieux avertis, les coûts inhérents aux vols d’identifiants baisseront.

Voici les changements à initier :

. Mettre la fonctionnalité « se connecter » (sign in) et « se souvenir de moi » (remember me) dès la page d’accueil. Il est inutile et inefficace d’obliger un utilisateur à cliquer sur une page supplémentaire pour se connecter à son espace privé.

Identifiant des la page d'accueil, mais pas d'infos sur la securite !

. Standardiser les identifiants en obligeant les utilisateurs à n’utiliser que des adresses e-mail. Cela rendra la chose plus aisée à se souvenir. Attention au terme utilisé, ne les embrouillez pas avec les termes « nom d’utilisateur » « identifiant » et « adresse e-mail ». Soyez clair.

Identification sur une pop-up, des la page d'accueil. Pas d'infos sur la securite.

. Remplacer l’étiquette « se souvenir de moi » par un contenu plus clair et plus consistant. Mettre en évidence l’information suivante : « se connecter automatiquement sur cet ordinateur jusqu’à ce que je me déconnecte. Ne pas l’utiliser en public ou sur un ordinateur partagé ». Ceci implique que le site se souvienne à la fois de l’identifiant / adresse e-mail et du mot de passe pour un utilisateur spécifique sur un ordinateur spécifique ; jusqu’à ce que l’utilisateur décide explicitement de se déconnecter.

Lien vers une page d'infos sur la securite et la confientialite

. Utiliser une icône présente sur toutes les pages du site. Quand les utilisateurs y retournent, après avoir sélectionné « se souvenir de moi », il se peut qu’ils ne réalisent même pas qu’ils se sont « logués » (pardonnez-moi, ce franglais). En incluant une icône ou un symbole, visible quelle que soit la page du site, leur indiquant qu’ils sont connectés, cela augmente l’attention du visiteur en ce qui concerne leur sécurité et leur vie privée.

Sur Amazon, il faut cliquer sur plusieurs pages avant d'arriver  a l'identification

Mais la solution la plus innovante et la plus centrée utilisateur reste sans conteste celle des solutions d’identification unique ou de tiers de confiance : l’utilisateur crée un compte sur un site XY et peut l’utiliser ailleurs. Ce site peut être celui d’un tiers de confiance ou un gros site généraliste (Google, Yahoo, Amazon, etc.). Des solutions comme OpenID ou Higgins permettent d’envisager une gestion de l’identification centrée utilisateur (user centric identity). Au lieu d’imposer à l’utilisateur de se souvenir de tous ses identifiants et mots de passe, on lui “facilite la vie” : le site sur lequel il se connecte lui propose, d’emblée, de choisir entre l’identifiant du tiers de confiance si l’internaute en a souscrit un, ou, celui de Google, Yahoo… d’un gros site généraliste sur lequel il a déjà un identifiant.

PeopleAgregator, avec avec l'identifiant d'un tiers de confiance ou un gros site

Cet organisme tiers de confiance permet à l’internaute, non seulement, de mémoriser identifiant et mot de passe, mais également de lister (à condition qu’il le souhaite) un certain nombre d’informations concernant ses besoins, goûts et préférences en terme de consommation, loisirs, etc.

L’intérêt de ce service est de permettre d’aller vers plus d’économie de l’intention : où le consommateur délimite ses champs d’intérêts afin que le vendeur, la marque ou l’entreprise puisse lui proposer exactement ce qui l’intéresse.

Nous ne sommes plus dans le marketing de masse mais dans le “one-to-one intentionnel“. C’est le consommateur qui permet au vendeur de lui envoyer des informations ou publicité sur des produits qu’ils recherchent (besoins implicites ou explicites). Le consommateur / internaute émet une intention d’achat ou d’intérêt (”je pourrais être intéressé par telle ou telle chose car j’ai tels ou tels goûts, loisirs, style de vie”). Cela permet aux entreprises qui y ont accès de se procurer des personas gratuits de prospects. C’est une mine d’information de grande valeur pour le service Marketing.

La réussite passe par l’utilisation des NT pour augmenter l’expérience utilisateur

lidia| 27 novembre 2006 20:03

D’après une enquête de Forrester Research, 60 % des entreprises consultées avouent qu’elles doivent encore améliorer l’expérience utilisateurs de leurs clients.
C’est d’autant plus important que les anciennes recettes de distinction qu’étaient le prix, la qualité, l’accessibilité, la livraison et les spécificités des produits ne suffisent plus et que la fidélisation à la marque s’érode. Les entreprises en recherche de croissance s’intéressent désormais à l’expérience utilisateurs qu’ils peuvent offrir à leurs clients lors de l’achat de leur produit.

Mais cette expérience doit se retrouver à tous les niveaux du produit : dans le design et dans l’offre produit et service. Les consommateurs sont demandeurs d’expérience. Grâce à des outils comme le Web, les réseaux sociaux et le P2P (peer to peer : réseau multi nodal d’échange) les consommateurs trouvent plus d’informations sur les produits compétitifs et les offres de services.

L’intégration de l’expérience utilisateur multi-canal reste problématique. Aujourd’hui, les entreprises ont des données sur les consommateurs qui incluent des données analytiques multi canal et comportementales qui leur permettent de micro-segmenter et de définir des expériences utilisateurs individualisées. Mais ces entreprises reconnaissent que la multiplicité grandissante des canaux d’interaction avec le client complexifie la création d’une gamme d’interaction cohérente.

L’expérience utilisateur délivrée par le multi-canal ne satisfait pas toujours les besoins du client selon Forrester Research. Voici les statistiques de la satisfaction client perçue par les entreprises interrogées, par canal :

  • 61 % pour le téléphone
  • 51 % pour les points de vente
  • 41 % pour le Web
  • 34 % pour la VPC
  • 30 % pour les bornes interactives
  • 23 % pour les services vocaux
  • 19 % pour le Chat.

On peut regretter qu’une entreprise comme Forrester Research, qui publie des études et des enquêtes sur les entreprises centrées client, ne soit pas elle-même, centrée client ; en effet, au lieu d’interroger des entreprises sur la « perception » de la satisfaction de leur clients, n’était-il pas plus simple et plus centré client d’interroger directement les CLIENTS ? La technologie est fondamentale pour l’expérience utilisateur d’une marque. En fait, comme les entreprises ajoutent de plus en plus d’interfaces à leurs offres produits, cela les amène à interagir de plus en plus dans la vie de leurs clients ; et du coup, à pendre de la distance sur leurs concurrents, en marquant des points d’avance.

J’ai déjà cité, comme exemple, la Harley Davidson et son esprit « free life » des années 70 qui a eu un succès immense grâce à l’expérience utilisateur associée à ce produit. Aujourd’hui, le iPod n’aurait pas un tel succès sans le iTunes Store. De même, si les appareils photos numériques se sont si bien vendus, c’est grâce aux services de développement photo associés.

À suivre…

La vraie révolution du CRM 2.0

lidia| 15 novembre 2006 12:38

Le JdNet a publié, sous la plume de François Silvain, directeur général de Neocase Software, un article qui explique en quoi « le Web 2. 0 va révolutionner le CRM ».

L’article part d’abord sur une piste intéressante en affirmant que les éditeurs de logiciels de CRM ne prennent pas la pleine mesure de l’apport des technologies Web 2.0. Qu’en dehors du « confort » et de la « convivialité », deux aspects, il est vrai, fortement galvaudés, le Web 2.0 apporte également :

  • l’optimisation des temps de réponse lors de la consultation de bases de données grâce à Ajax,
  • la possibilité d’avoir « des fiches clients reliées à des bases de données de plusieurs gigaoctets d’information » qui contribuent à la productivité des utilisateurs,
  • la personnalisation de l’interface de travail,
  • la convivialité de travail grâce aux tags clouds (nuages de mots-clés),
  • le RSS permettant des mises à jour en temps réel.

Puis, rien d’autre ! Rien sur la mutualisation, le collaboratif, la cocréation. Réduire les apports possibles du Web 2.0 au CRM à cette portion incongrue de « technicité », c’est nier la véritable révolution qui est en marche : l’avènement du CRM 2.0 qui combine à la fois technologies et collaboratif !

Mais rien de cela n’a été dit dans cet article. Va t-on continuer à enfermer le Web dans une sphère de technicité, aux dépens des services et des potentialités humaines qu’il peut apporter ? Certes, la technologie est inhérente au Web, mais elle n’est qu’un moyen et pas une fin en soi !

Les vraies avancées vers le CRM 2.0 sont celles qui permettront :

  • de centrer son activité sur ses clients grâce à la collaboration,
  • la mise en place de communautés de clients et la prise en compte de leurs suggestions,
  • la possibilité de leur offrir un espace de réflexion ou de travail dans le but de customiser ou co-créer des produits, pour le compte de leur marque ou produit préférés.

Dans CRM, en anglais, il y a les mots Customer, puis Relationship et Management. Les éditeurs de logiciels de CRM doivent d’abord prendre en compte, le Client, puis le lien entre le client et l’entreprise, c’est-à-dire, la Relation, et seulement après ( !) la Gestion (dont le support est : la technologie). L’argumentation qui irait dans le sens du Web 2.0 dans le CRM doit tenir compte de cet impératif. Le Web 2.0 se définit par la notion même de collaboration grâce à l’intelligence collective (voir définition par O’Reilly).